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Fritz Streletz

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Date de naissance:
28.09.1926
Date de décès:
24.03.2025
Noms supplémentaires:
Фриц Штрелец
Catégories:
Communiste, Général, Politicien, Soldat
Nationalité:
 allemand
Cimetière:
Réglez cimetière

Fritz Streletz, né le 28 septembre 1926 à Friedrichsgrätz (Haute-Silesie) et mort le 24 mars 2025, est un militaire allemand, Generaloberst de l’Armée populaire nationale (NVA), vice-ministre de la Défense nationale de la République démocratique allemande. Coresponsable du régime frontalier du mur de Berlin, il a été condamné à cinq ans et six mois d’emprisonnement pour homicide.

Biographie

Fritz Streletz naît le 28 septembre 1926 à Friedrichsgrätz. De 1933 à 1941, Streletz a fréquenté l’école primaire à Friedrichsgrätz et Eschenrode. Il a été sous-officier à Deggendorf de 1941 à 1943 et sous-officier à la Wehrmacht de 1944 à 1945. De février 1945 à octobre 1948, Streletz a été emprisonné par les Soviétiques. En octobre 1948, il entre dans la Police populaire allemande (DVP), commence son service en tant que sergent de la police de Zerbst, puis entame sa carrière d’officier et l’amène jusqu’en 1956 au poste Generaloberst de la Kasernierte Volkspolizei (KVP).

En 1948, Streletz est devenu membre du parti socialiste unifié d'Allemagne (SED). De 1959 à 1961, il a étudié à l’académie d’état-major de l’URSS, puis de 1961 à 1964, il a été chef d’état-major du district militaire III de Leipzig.

Nommé Generalmajor en 1964, Streletz a été adjoint du chef du Siège de la Armée populaire nationale (NVA) est-allemande et chef de l’administration opérationnelle de 1964 à 1978. Il a été promu Generalleutnant en 1969. De 1971 à 1989, il a succédé à Erich Honecker au poste de secrétaire du Conseil national de la défense. Il a été nommé vice-ministre de la Défense nationale et chef du siège le 1er janvier 1979 et promu général le 7 octobre 1979. De 1979 au 31 décembre 1989, Streletz a également servi de commandant en chef des forces armées du Pacte de Varsovie.

Condamnation

Le 20 mai 1991, Streletz a été arrêté au nom du parquet de Berlin. Il a passé 28 mois en détention préventive au pénitencier de Moabit et a été inculpé pour la première fois le 2 février 1992. Le procès devant le Landgericht (Tribunal de district) de Berlin a débuté le 12 novembre 1992. Streletz a été reconnu coupable d’incitation à l’assassinat par le Landgericht de Berlin en tant que coresponsable du régime frontalier du mur de Berlin, et fut condamné à cinq ans et six mois d’emprisonnement. La révision du ministère public a abouti à une condamnation pour homicide involontaire avec peines inchangées. Il a été libéré prématurément le 25 octobre 1997. En mars 2001, la Cour européenne des droits de l’homme a rejeté la plainte de Streletz.

Ordres et distinctions

République démocratique allemande
  • Karl-Marx-Orden
  • Ordre du Mérite patriotique en bronze, argent et or
  • Ordre de Scharnhorst (décernée deux fois)
  • Ordre de bataille "pour le mérite du peuple et de la patrie" (Kampforden „Für Verdienste um Volk und Vaterland“) en bronze
  • Héros du travail (Held der Arbeit)
  • Membre de la NVA (Verdienter Angehöriger der Nationalen Volksarmee)
  • Verdienter Volkspolizist der Deutschen Demokratischen Republik
  • Médaille du mérite de la RDA (Verdienstmedaille der DDR)
  • Médaille du mérite de la NVA (Verdienstmedaille der Nationalen Volksarmee) en or (décernée quatre fois)
  • Médaille d’or des organes du ministère de l’Intérieur (Verdienstmedaille der Organe des Ministeriums des Innern)
  • Médaille de la classe ouvrière (Verdienstmedaille der Kampfgruppen der Arbeiterklasse) en or
  • Médaille de la Reichsbahn niveau III (Verdienstmedaille der Deutschen Reichsbahn Stufe III)
  • Médaille d'honneur de la Volkspolizei
  • Médaille pour un service frontalier exemplaire (Medaille für vorbildlichen Grenzdienst)
  • Médaille de la confrérie d’armes (Medaille der Waffenbrüderschaft) en or (décernée deux fois)
  • Médaille des 30 ans de la fondation de la RDA (Medaille 30. Jahrestag der Gründung der DDR)
  • Médaille de fidélité à la NVA (Medaille für treue Dienste in der Nationalen Volksarmee) en bronze, argent, or et classe spéciale
  • Médaille pour services loyaux dans la police populaire encasernée (Medaille für treue Dienste in der Kasernierten Volkspolizei)
Autres
  • Ordre du Drapeau rouge
  • Ordre de l’amitié des peuples
  • Ordre Polonia Restituta
  • Ordre de l'étoile rouge
  • Ordre du Mérite Militaire Première Classe de la Yougoslavie
  • Ordre de Rafidain 3e classe de la République d’Irak
  • Ordre du mérite de première classe de la République arabe
  • Médaille de la confrérie d’armes de la république populaire de Pologne
  • Médaille "Pour la consolidation de la confrérie" 2e classe
  • Médaille "Pour la consolidation de la confrérie" (République populaire de Bulgarie)
  • Médaille hongroise des Frères d’Or (République populaire de Hongrie)
  • Médaille du 30e anniversaire de la Victoire sur l'Allemagne
  • Médaille des 60 ans des forces armées de l’URSS
  • Médaille "30e anniversaire du soulèvement slovaque"
  • Médaille "Trente ans d’armée populaire bulgare"
  • Médaille "50e anniversaire de l’armée mongole"

Livres écrits

Fritz Streletz a écrit deux livres après la chute du mur de Berlin, en collaboration avec Heinz Keßler :

  • Les crimes de l’OTAN (Die Verbrechen der NATO), Spotless-Verlag, Berlin 2000 (ISBN 3-933544-29-7)[2].
  • Sans le Mur, il y aurait eu la guerre (Ohne die Mauer hätte es Krieg gegeben), Edition Ost, Berlin 2011 (ISBN 978-3-360-01825-0).

Sources: wikipedia.org, timenote.info

Pas de lieux

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        NomLienDate de naissanceDate de décèsDescription
        1Erich HoneckerErich HoneckerDe même opinion25.08.191229.05.1994
        2Heinz KeßlerHeinz KeßlerDe même opinion26.01.192002.05.2017

        13.08.1961 | Mur de Berlin

        Le mur de Berlin (en allemand Berliner Mauer), « Mur de la honte » pour les Allemands de l'Ouest et officiellement appelé par le gouvernement est-allemand « mur de protection antifasciste », est érigé en plein Berlin à partir de la nuit du 12 au 13 août 1961 par la République démocratique allemande (RDA), qui tente ainsi de mettre fin à l'exode croissant de ses habitants vers la République fédérale d'Allemagne (RFA). Le mur, composante de la frontière intérieure allemande, sépare physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest pendant plus de vingt-huit ans, et constitue le symbole le plus marquant d'une Europe divisée par le rideau de fer. Plus qu'un simple mur, il s'agit d'un dispositif militaire complexe comportant deux murs de 3,6 mètres de haut, avec un chemin de ronde, 302 miradors et dispositifs d'alarme, 14 000 gardes, 600 chiens et des barbelés dressés vers le ciel. Un nombre indéterminé de personnes sont victimes des tentatives de franchissement du mur. Cependant, il apparait que des gardes-frontière est-allemands et des soldats soviétiques n'hésitèrent pas à tirer sur des fugitifs. L'affaiblissement de l'Union soviétique, la perestroïka conduite par Mikhaïl Gorbatchev, et la détermination des Allemands de l'Est qui organisent de grandes manifestations, provoquent le 9 novembre 1989 la chute du « Mur de la honte », suscitant l'admiration incrédule du « Monde libre » et ouvrant la voie à la réunification allemande. Presque totalement détruit, le Mur laisse cependant dans l'organisation urbaine de la capitale allemande des cicatrices qui ne sont toujours pas effacées aujourd'hui. Le mur de Berlin, symbole du clivage idéologique et politique de la guerre froide, a inspiré de nombreux livres et films. Aujourd'hui, plusieurs musées lui sont consacrés.

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